Avocat cour criminelle départementale

    Vous êtes accusé d'un crime jugé sans jury populaire, par cinq magistrats professionnels. La préparation du dossier commence bien avant l'audience.

    Vous êtes concerné si

    Vous avez été mis en examen pour un crime puni de quinze ou vingt ans de réclusion
    On vous a dit que vous seriez jugé « sans jury », devant cinq magistrats
    Vous avez reçu une ordonnance de mise en accusation
    Vous êtes en détention provisoire dans l'attente de votre procès
    Un proche est accusé et vous cherchez à comprendre ce qui l'attend

    Ce qui se joue

    15 ans à perpétuité

    Peine encourue selon l'état de récidive

    Cinq magistrats

    Un président et quatre assesseurs, aucun juré

    Des mois de préparation

    Le dossier se gagne pendant l'instruction

    Cour criminelle départementale ou cour d'assises ?

    Comparaison entre la cour criminelle départementale et la cour d'assises
    CritèreCour criminelle départementaleCour d'assises
    Crimes jugésPunis de 15 ou 20 ans de réclusion (article 380-16 du Code de procédure pénale)Punis de 30 ans ou de la réclusion à perpétuité
    CompositionUn président et quatre assesseurs, tous magistrats professionnels (article 380-17)Trois magistrats et un jury populaire
    AccusésLes majeurs uniquementMajeurs et mineurs devant la cour d'assises des mineurs
    AppelPorté devant une cour d'assisesPortée devant une cour d'assises autrement composée

    Depuis la loi du 23 juillet 2026, la cour criminelle départementale est également compétente pour les crimes commis en état de récidive légale, l'exclusion qui figurait à l'article 380-16 du Code de procédure pénale ayant été supprimée. Si la cour estime en cours d'audience que les faits relèvent d'une peine de trente ans ou de la perpétuité, elle renvoie le dossier devant la cour d'assises.

    Ce que la réforme de juillet 2026 change vraiment pour un récidiviste

    Depuis le 25 juillet 2026, l'article 380-16 du Code de procédure pénale n'exclut plus la récidive légale. Un accusé déjà condamné définitivement pour un crime, ou pour un délit puni de dix ans, est donc jugé par la cour criminelle départementale.

    L'article 132-8 du Code pénal n'a pas bougé. En état de récidive légale, le maximum encouru passe à trente ans de réclusion criminelle si le crime est puni de quinze ans, et à la réclusion criminelle à perpétuité si le crime est puni de vingt ans.

    L'article 380-20 du même code n'impose le renvoi devant la cour d'assises que si les faits dont la cour est saisie constituent, par leur qualification, un crime puni de trente ans ou de la perpétuité. La récidive aggrave la peine, elle ne change pas la qualification. La cour criminelle départementale garde donc le dossier.

    Autrement dit, un accusé en état de récidive légale peut aujourd'hui encourir trente ans, voire la perpétuité, devant cinq magistrats professionnels, sans jury populaire.

    Comment le cabinet intervient

    01

    Analyse de la procédure et des expertises

    Lecture cotée du dossier, chronologie, repérage des irrégularités et des points faibles de l'accusation.

    02

    Nullités et demandes d'actes

    Requêtes en nullité, demandes d'actes et contre-expertises. Jusqu'au 23 octobre 2026, le délai de l'article 173-1 du Code de procédure pénale reste de six mois à compter de la notification de la mise en examen. À compter du 24 octobre 2026, il passe à quatre mois et court, si la demande de copie du dossier a été formée dans les sept jours francs de la mise en examen, à compter de la remise de cette copie à l'avocat. Demander la copie tôt devient donc un acte de stratégie.

    03

    Détention provisoire

    Demandes de mise en liberté, contrôle judiciaire, assignation à résidence sous surveillance électronique.

    04

    Préparation de l'audience

    Réunion préparatoire criminelle, liste des témoins et des experts, stratégie de défense arrêtée avec vous.

    05

    Audience et suites

    Plaidoirie devant les cinq magistrats, appel devant la cour d'assises si nécessaire.

    Plaider devant cinq magistrats n'est pas plaider devant un jury

    Devant une cour d'assises, la défense s'adresse à six jurés tirés au sort, qui découvrent le dossier à l'audience. Devant une cour criminelle départementale, elle s'adresse à cinq magistrats professionnels qui ont lu la procédure et qui jugent des affaires criminelles à longueur d'année. L'exercice n'est pas le même. L'émotion porte moins, la technique porte davantage. La discussion se déplace vers la qualification des faits, la valeur probante des expertises, la régularité des actes et la cohérence du dossier. Une défense construite pour un jury populaire et transposée telle quelle devant cette juridiction manque sa cible. C'est la raison pour laquelle la préparation écrite, les conclusions de nullité et la discussion technique des expertises pèsent, devant une cour criminelle départementale, plus lourd qu'ailleurs.

    Questions fréquentes

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    Maître Ibrahim Shalabi, avocat au barreau de Paris

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