Détention à domicile sous surveillance électronique (DDSE)
Catégorie : Droit pénal
Par Maître Ibrahim Shalabi — publié le
La détention à domicile sous surveillance électronique permet d'éviter la prison grâce au bracelet électronique. Conditions, durée et procédure expliquées.
L'essentiel
- La DDSE existe sous deux formes juridiquement distinctes : une peine autonome prononcée à la place de l'emprisonnement (article 131-4-1 du Code pénal) et une modalité d'exécution d'une peine déjà prononcée (article 723-7 du Code de procédure pénale).
- Comme peine, la DDSE est prononcée pour une durée comprise entre quinze jours et six mois, sans pouvoir excéder la durée de l'emprisonnement encouru pour le délit poursuivi.
- Comme aménagement, elle suppose une ou plusieurs peines privatives de liberté dont la durée totale, ou le reliquat restant à subir, n'excède pas deux ans.
- Se soustraire au contrôle ou neutraliser le dispositif constitue une évasion au sens de l'article 434-29 du Code pénal, punie de trois ans d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende, ces peines se cumulant sans confusion possible avec la peine en cours d'exécution.
- Le juge de l'application des peines peut mettre fin par anticipation à la DDSE-peine lorsque le condamné a satisfait à ses obligations pendant au moins la moitié de la peine et que son reclassement paraît acquis (article 713-43 du Code de procédure pénale).
Vous venez d'être condamné à une peine de prison et vous vous demandez si vous pouvez éviter l'incarcération grâce au bracelet électronique ? Un proche est concerné par une DDSE et vous cherchez à comprendre comment cela se passe au quotidien ? La détention à domicile sous surveillance électronique est aujourd'hui l'une des principales alternatives à la prison ferme en France.
Créée par la loi du 23 mars 2019 et entrée en vigueur le 24 mars 2020, la DDSE a remplacé l'ancien placement sous surveillance électronique (PSE). Elle existe sous deux formes différentes que beaucoup confondent. Elle peut être prononcée comme peine autonome dès le jugement, ou comme aménagement d'une peine d'emprisonnement déjà prononcée.
Concrètement, le condamné porte un bracelet à la cheville et doit demeurer à son domicile pendant des horaires fixés par le juge. Il peut continuer à travailler, suivre des soins, voir sa famille. Mais la moindre sortie hors horaire est traitée comme une évasion et peut entraîner l'incarcération immédiate. Cet article fait le point complet sur les conditions, le déroulement et les pièges à éviter.
Ces informations sont générales et ne remplacent pas un avis juridique adapté à votre situation.
Qu'est-ce que la détention à domicile sous surveillance électronique ?
Définition et principe
La détention à domicile sous surveillance électronique (DDSE) oblige une personne condamnée à demeurer à son domicile ou dans un lieu désigné par le juge, pendant des périodes horaires précises. Le respect de ces horaires est contrôlé à distance par un dispositif électronique que l'on appelle communément le bracelet électronique.
Le condamné conserve sa liberté en dehors des heures d'assignation. Il peut continuer à exercer une activité professionnelle, suivre une formation, recevoir des soins, voir sa famille, chercher un emploi. La DDSE permet ainsi de purger une peine sans rupture sociale, familiale ou professionnelle, ce qui en fait une mesure favorable à la réinsertion.
À retenir : La DDSE n'est pas une mise en liberté. C'est l'exécution d'une peine, avec un contrôle constant et des sanctions sévères en cas de manquement.
Le dispositif technique : bracelet et récepteur
La surveillance repose sur deux éléments :
Un émetteur, le bracelet, porté en permanence à la cheville (ou au poignet pour raisons médicales ou professionnelles)
Un récepteur installé au domicile, branché sur une prise électrique et relié à une ligne téléphonique fixe ou à un boîtier spécifique
Le bracelet émet un signal radio capté par le récepteur. Ce dernier transmet en temps réel au pôle centralisateur de surveillance toutes les informations sur le respect des horaires (entrées, sorties, alarmes). Toute absence en dehors des horaires autorisés ou toute dégradation du matériel déclenche immédiatement une alarme.
Le bracelet est étanche et permet de prendre une douche, mais la baignade prolongée est déconseillée. Il ne peut pas être retiré par le condamné. Toute tentative de manipulation est traitée comme une infraction.
La DDSE-peine et la DDSE-aménagement, deux régimes à ne pas confondre
Depuis la réforme de 2019, la DDSE existe sous deux formes juridiquement distinctes :
La DDSE-peine est une peine autonome prononcée à la place de l'emprisonnement, prévue par l'article 131-4-1 du Code pénal. Elle dure entre 15 jours et 6 mois. Le condamné n'est pas mis sous écrou et ne bénéficie pas de réductions de peine
La DDSE-aménagement est une modalité d'exécution d'une peine d'emprisonnement déjà prononcée, régie par les articles 132-25 et 132-26 du Code pénal et 723-7 du Code de procédure pénale. Elle peut porter sur une peine ou un reliquat de deux ans au plus. Le condamné est placé sous écrou
Cette distinction est fondamentale car les droits, obligations et conséquences ne sont pas les mêmes.
Il ne faut pas davantage confondre la DDSE avec l'assignation à résidence avec surveillance électronique, qui utilise le même bracelet mais relève d'une logique inverse : l'ARSE est une mesure de sûreté avant jugement, décidée par le juge d'instruction ou le juge des libertés et de la détention, alors que la DDSE suppose une condamnation.
La DDSE-peine, alternative directe à la prison

Conditions de la DDSE-peine
La DDSE-peine peut être prononcée par la juridiction de jugement contre toute personne ayant commis un délit puni d'une peine d'emprisonnement. Elle est prévue à l'article 131-4-1 du Code pénal et présente plusieurs caractéristiques :
Durée comprise entre 15 jours et 6 mois
La durée ne peut pas excéder celle de l'emprisonnement encouru pour l'infraction
Aucun seuil minimal d'emprisonnement encouru n'est exigé : il suffit que le délit soit puni d'emprisonnement
Le condamné conserve son statut civil normal, sans mise sous écrou
Pas de réductions de peine ni de permissions de sortir
Le texte précise que le condamné n'est autorisé à s'absenter que pour le temps nécessaire à l'exercice d'une activité professionnelle, au suivi d'un enseignement, d'un stage, d'une formation ou d'un traitement médical, à la recherche d'un emploi, à la participation à la vie de famille ou à tout projet d'insertion.
Une peine autonome qui évite la prison
L'intérêt de la DDSE-peine est qu'elle constitue une véritable peine, distincte de l'emprisonnement. Le condamné n'a jamais été incarcéré et ne le sera pas, sauf en cas de manquement grave entraînant la mise à exécution de l'emprisonnement.
En pratique : Cette voie est privilégiée par les avocats lorsque la peine encourue est de courte durée et que le profil du prévenu rend l'incarcération inutile à la réinsertion. Elle nécessite cependant un domicile stable et un projet de vie clairement structuré.
Convocation devant le SPIP après le jugement
Une fois la DDSE-peine prononcée, le tribunal délivre au condamné une convocation à comparaître devant le service pénitentiaire d'insertion et de probation (SPIP). C'est lui qui organise concrètement la mise en place du bracelet. La personne condamnée est placée sous le contrôle du juge de l'application des peines du tribunal dans le ressort duquel elle est assignée, conformément à l'article 713-42 du Code de procédure pénale.
Il est crucial de se présenter à cette première convocation. Toute absence injustifiée peut être analysée comme une violation des obligations et conduire à la mise à exécution de l'emprisonnement.
La DDSE-aménagement, modalité d'exécution d'une peine d'emprisonnement
Conditions pour bénéficier d'un aménagement en DDSE
L'article 132-25 du Code pénal fait de la DDSE l'aménagement de principe pour les peines courtes :
Peine d'emprisonnement ferme inférieure ou égale à 6 mois : l'aménagement est obligatoire, sauf impossibilité tenant à la personnalité ou à la situation du condamné
Peine d'emprisonnement comprise entre 6 mois et 1 an : l'aménagement reste la règle si la personnalité et la situation du condamné le permettent
Peine ou reliquat jusqu'à 2 ans : la DDSE peut être accordée par le juge de l'application des peines, selon l'article 723-7 du Code de procédure pénale
Depuis la réforme de 2019, l'article 464-2 du Code de procédure pénale impose au tribunal de motiver spécialement sa décision lorsqu'il refuse l'aménagement d'une peine éligible à la DDSE. Cela renforce considérablement les chances d'obtenir cette mesure pour les peines courtes.
La procédure d'octroi par le JAP
Lorsque la DDSE n'est pas prononcée ab initio par le tribunal, le condamné peut la demander au juge de l'application des peines. Le JAP examine plusieurs éléments avant de statuer :
L'existence d'un hébergement stable et compatible avec le dispositif technique
Un projet d'insertion sociale ou professionnelle crédible (emploi, formation, soins, garde d'enfants)
L'accord du maître des lieux lorsque le lieu désigné n'est pas le domicile du condamné, sauf s'il s'agit d'un lieu public
L'absence de risque pour la victime ou pour l'ordre public
Le JAP fixe les modalités d'exécution par ordonnance dans un délai de quatre mois maximum à compter de la condamnation exécutoire, ou de cinq jours ouvrables si le tribunal a ordonné l'exécution provisoire.
Le bracelet lui-même ne peut être installé sans le consentement du condamné, mais un refus d'installation constitue une violation de ses obligations et peut donner lieu à la mise à exécution de l'emprisonnement ou au retrait de la mesure. Pour une vue d'ensemble du dispositif technique, consultez notre article sur le bracelet électronique.
La mise sous écrou
Contrairement à la DDSE-peine, la DDSE-aménagement implique une mise sous écrou. Concrètement, le condamné est administrativement rattaché à un établissement pénitentiaire, même s'il exécute sa peine à domicile. Cela emporte plusieurs conséquences :
Il relève du régime de l'exécution des peines privatives de liberté et du suivi de l'administration pénitentiaire
Il peut formuler des demandes de permission de sortir
Il est considéré en état d'évasion s'il ne respecte pas les horaires d'assignation
Le chef d'établissement peut, en cas d'urgence, ordonner sa réintégration immédiate en prison
Le quotidien sous bracelet électronique
Les horaires d'assignation
Le JAP fixe les horaires durant lesquels le condamné doit obligatoirement être à son domicile ou au lieu désigné. Ces horaires sont adaptés à la situation personnelle :
Heures de travail ou de formation
Trajets domicile-travail
Rendez-vous médicaux
Temps consacrés à la vie de famille
Démarches de recherche d'emploi
Hors de ces périodes autorisées, le condamné doit rester chez lui. Tout déplacement non prévu doit faire l'objet d'une autorisation préalable du JAP ou, depuis la réforme de 2019, du directeur du SPIP qui peut désormais ajuster les horaires lorsque la modification est favorable au condamné et ne touche pas à l'équilibre de la mesure.
Les obligations possibles
En plus de l'assignation horaire, la juridiction ou le JAP peut imposer des obligations particulières prévues aux articles 132-44 et 132-45 du Code pénal :
Exercer une activité professionnelle ou suivre une formation
Réparer en tout ou partie les dommages causés à la victime
Se soumettre à des soins ou traitements médicaux
S'abstenir de paraître dans certains lieux
S'abstenir d'entrer en contact avec la victime
Ne pas conduire certains véhicules
Remettre ses armes à la police
S'y ajoute l'obligation de répondre aux convocations de toute autorité publique désignée par le juge de l'application des peines. Ces obligations sont notifiées au condamné et doivent être respectées pendant toute la durée de la DDSE.
Vie sociale, professionnelle et familiale
La DDSE est conçue pour préserver les liens sociaux. Le condamné peut :
Continuer à travailler normalement pendant les heures autorisées
Voir sa famille et ses proches au domicile
Recevoir des visites sans demande d'autorisation spécifique
Sortir librement pendant les périodes non couvertes par l'assignation
Suivre des soins médicaux, y compris hospitalisation programmée avec accord du JAP
En pratique : La DDSE est compatible avec une vie de famille équilibrée, mais elle reste contraignante. Les enfants, conjoints et proches doivent accepter la présence permanente du dispositif et la nécessité de respecter les horaires.
Conséquences en cas de non-respect
Le non-respect des horaires, une évasion
L'absence en dehors des horaires fixés constitue le manquement le plus grave. Si le condamné n'est pas chez lui aux heures imposées :
Une alarme est immédiatement déclenchée et transmise au pôle centralisateur
Le SPIP signale immédiatement le manquement au JAP
Le chef d'établissement peut procéder à une réintégration immédiate en prison en cas d'urgence
Sur le plan pénal, l'article 434-29 du Code pénal assimile expressément à une évasion le fait, pour tout condamné, de se soustraire au contrôle auquel il est soumis alors qu'il fait l'objet d'une décision de détention à domicile sous surveillance électronique. Le même texte vise le fait de neutraliser par quelque moyen que ce soit le procédé permettant de détecter sa présence ou son absence dans le lieu désigné.
La peine encourue est celle de l'évasion, fixée par l'article 434-27 du Code pénal : trois ans d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende, portés à cinq ans et 75 000 euros en cas de violence, effraction ou corruption. Point souvent ignoré et particulièrement sévère : en vertu de l'article 434-31, les peines prononcées pour évasion se cumulent sans possibilité de confusion avec celles que la personne était en train d'exécuter.
La dégradation du matériel
Endommager volontairement le bracelet ou le récepteur est également une infraction. Le matériel est conçu pour détecter toute tentative de retrait, d'ouverture ou de manipulation. Tout incident matériel doit être signalé immédiatement au SPIP, qui interviendra pour remplacer le dispositif si nécessaire.
Le retrait de la DDSE par le JAP
Les conséquences procédurales diffèrent selon le régime, ce que beaucoup de sources confondent :
Pour la DDSE-peine, l'article 713-44 du Code de procédure pénale permet au JAP soit de limiter les autorisations d'absence, soit d'ordonner l'emprisonnement de la personne pour la durée de la peine restant à exécuter
Pour la DDSE-aménagement, l'article 723-13 du même code organise le retrait de la mesure, le condamné subissant alors tout ou partie de la peine restant à accomplir
Dans les deux cas, les motifs sont comparables : inobservation des interdictions ou obligations, inconduite notoire, nouvelle condamnation, ou refus d'une modification nécessaire des conditions d'exécution. La décision est prise après débat contradictoire dans les formes de l'article 712-6, avec l'assistance d'un avocat.
Une garantie mérite d'être connue : en cas de retrait d'un aménagement, le temps passé sous surveillance électronique compte pour l'exécution de la peine.
Anticiper plutôt que subir
Si une difficulté empêche le respect des horaires (retard de transport, urgence familiale, problème de santé), il est essentiel de prévenir immédiatement le SPIP ou le pôle centralisateur. Un manquement signalé et justifié est traité différemment d'une absence non motivée.
Sortie anticipée et fin de la DDSE
La fin anticipée de la DDSE-peine
Selon l'article 713-43 du Code de procédure pénale, si le condamné a satisfait à ses obligations pendant une durée au moins égale à la moitié de la peine prononcée et que son reclassement paraît acquis, le JAP peut décider de mettre fin de façon anticipée à la DDSE-peine.
Cette décision peut être prise :
D'office par le JAP au vu des rapports du SPIP, sur réquisitions conformes du procureur de la République
Sur demande du condamné, présentée avec l'assistance de son avocat
À défaut d'accord du ministère public, la décision est prise après débat contradictoire. C'est une perspective importante à mettre en avant pour motiver le condamné pendant la mesure.
La libération conditionnelle après DDSE-aménagement
Dans le cadre d'une DDSE-aménagement, le JAP peut subordonner une libération conditionnelle à l'exécution préalable, à titre probatoire, d'une DDSE pour une durée n'excédant pas un an. C'est un moyen de tester la capacité du condamné à respecter les contraintes avant d'élargir progressivement sa liberté.
L'effet sur le casier judiciaire
La DDSE figure au casier judiciaire comme l'exécution d'une peine. Elle n'apparaît pas spécifiquement comme telle au B2 ou au B3, mais la condamnation initiale, elle, y est inscrite selon les règles classiques du casier. Pour comprendre les bulletins du casier judiciaire et les voies d'effacement, consultez notre article sur le casier judiciaire.
Le rôle de l'avocat pour obtenir une DDSE

Pendant l'audience initiale
L'avocat plaide pour obtenir une DDSE-peine ou une DDSE-aménagement plutôt qu'une peine ferme. Il met en avant :
La stabilité du domicile du prévenu
La présence d'un emploi ou d'une formation
Les garanties familiales (conjoint, enfants à charge)
Le projet de réinsertion documenté
L'absence de risque pour la victime ou pour l'ordre public
Il prépare également un dossier solide pour montrer que toutes les conditions matérielles sont réunies pour la mise en place du dispositif, et veille à ce que tout refus d'aménagement soit spécialement motivé comme la loi l'exige.
Devant le juge de l'application des peines
Lorsque la DDSE n'a pas été prononcée à l'audience, l'avocat dépose une requête en aménagement de peine auprès du JAP. Il rassemble les justificatifs nécessaires :
Justificatif de domicile et accord du propriétaire si nécessaire
Justificatif d'activité professionnelle ou d'inscription en formation
Attestations de l'employeur, de l'organisme de formation, du médecin
Documents familiaux (livret de famille, justificatifs de garde d'enfants)
Plus le dossier est documenté, plus les chances d'obtenir la DDSE sont élevées.
En cas de difficulté pendant l'exécution
L'avocat peut intervenir pendant la DDSE pour :
Demander une modification des horaires en cas de changement de situation
Plaider lors d'un débat contradictoire pour éviter le retrait de la mesure
Préparer une demande de fin anticipée de la DDSE-peine
Contester une décision défavorable du JAP devant la chambre de l'application des peines, dans les délais très brefs prévus par la loi
Le Cabinet Shalabi intervient régulièrement en matière d'aménagement de peine et de DDSE, depuis la plaidoirie initiale jusqu'aux requêtes devant le JAP.
À retenir sur la détention à domicile sous surveillance électronique
La DDSE remplace l'ancien PSE depuis le 24 mars 2020
Deux régimes coexistent, la DDSE-peine et la DDSE-aménagement
La DDSE-peine dure de 15 jours à 6 mois sans mise sous écrou, sans pouvoir excéder l'emprisonnement encouru
La DDSE-aménagement concerne une peine ou un reliquat de 2 ans au plus, avec mise sous écrou
L'aménagement est obligatoire, sauf impossibilité, pour une peine ferme de 6 mois au plus
Le condamné porte un bracelet à la cheville et doit respecter des horaires
Il peut travailler, voir sa famille et suivre des soins
Le non-respect des horaires est une évasion, punie de 3 ans d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende, sans confusion possible
Une fin anticipée est possible après la moitié de la peine
L'avocat est essentiel pour préparer le dossier et défendre la mesure
Ces informations sont générales et ne remplacent pas un avis juridique adapté à votre situation.
Questions fréquentes sur la DDSE
Je suis condamné à de la prison ferme, puis-je obtenir un bracelet électronique ?
Tout dépend du quantum. Si la peine ferme prononcée ou restant à subir n'excède pas six mois, l'article 132-25 du Code pénal impose en principe un aménagement sous forme de détention à domicile sous surveillance électronique. Entre six mois et un an, l'aménagement reste la règle si votre personnalité et votre situation le permettent. Au-delà, le juge de l'application des peines peut encore l'accorder jusqu'à deux ans.
Qui peut bénéficier d'une DDSE ?
Les deux régimes n'ont pas les mêmes conditions. La DDSE prononcée comme peine suppose un délit puni d'une peine d'emprisonnement, sans seuil minimal, la mesure ne pouvant excéder la durée de l'emprisonnement encouru. La DDSE accordée comme aménagement suppose, selon l'article 723-7 du Code de procédure pénale, une ou plusieurs peines privatives de liberté dont la durée totale, ou le reliquat, n'excède pas deux ans.
Combien de temps après le jugement le bracelet est-il posé ?
Le délai varie selon les situations. Si le tribunal prononce une DDSE-peine, la pose intervient généralement dans les jours qui suivent la convocation au service pénitentiaire d'insertion et de probation. Pour la DDSE-aménagement décidée par le juge de l'application des peines, le délai maximum est de quatre mois à compter de la condamnation exécutoire, ou de cinq jours ouvrables en cas d'exécution provisoire.
Peut-on choisir le lieu d'assignation ?
Oui, dans la mesure où le lieu permet l'installation technique du dispositif. Le domicile habituel est privilégié, mais un autre lieu peut être désigné par le juge. Lorsque ce lieu n'est pas votre domicile, l'article 723-7 du Code de procédure pénale exige l'accord du maître des lieux, sauf s'il s'agit d'un lieu public. Le local doit permettre la transmission du signal.
Le bracelet est-il visible et gênant ?
Le bracelet est généralement porté à la cheville, sous le pantalon. Il est discret en habillement classique. Il peut être visible avec un short ou en plage. La taille et le poids ont été réduits progressivement, mais il reste perceptible.
Peut-on faire du sport avec un bracelet électronique ?
Les activités sportives sont possibles dans le respect des horaires d'assignation. La course à pied, le vélo et le sport en salle sont compatibles. La natation en piscine ou en mer est généralement déconseillée car la baignade prolongée peut endommager le dispositif.
Que se passe-t-il en cas de panne de courant ?
Le récepteur dispose d'une batterie de secours qui prend le relais en cas de coupure. Si la coupure se prolonge, le pôle centralisateur est alerté et contacte le condamné pour s'assurer qu'il est bien à son domicile. Il faut signaler immédiatement toute panne ou coupure prolongée au service pénitentiaire d'insertion et de probation, afin qu'elle ne soit pas interprétée comme une soustraction au contrôle.
La DDSE est-elle compatible avec un travail à horaires variables ?
Oui, les horaires d'assignation peuvent être adaptés à un emploi à horaires variables, sur présentation des plannings. Depuis la réforme de 2019, le directeur du SPIP peut modifier les horaires dans certaines limites sans saisir systématiquement le JAP, ce qui permet plus de souplesse.
Que faire si je dois être hospitalisé pendant ma DDSE ?
Pour une hospitalisation programmée, il faut prévenir le SPIP et le JAP qui adapteront les horaires ou suspendront temporairement la mesure. Pour une hospitalisation d'urgence, le SPIP doit être informé dès que possible. Un certificat médical justifiant l'hospitalisation est indispensable.
La DDSE permet-elle de garder son emploi ?
Oui, c'est même l'un de ses principaux avantages. L'article 131-4-1 du Code pénal autorise expressément les absences nécessaires à l'exercice d'une activité professionnelle, au suivi d'une formation, à un traitement médical, à la recherche d'un emploi ou à la participation à la vie de famille. L'employeur n'est pas nécessairement informé de la mesure, sauf incidence directe sur l'organisation du travail.
Pour toute question sur une demande de DDSE ou pour préparer une requête en aménagement de peine, prenez rendez-vous avec un avocat pénaliste pour une analyse personnalisée de votre situation.
Questions fréquentes
Je suis condamné à de la prison ferme, puis-je obtenir un bracelet électronique ?
Tout dépend du quantum. Si la peine ferme prononcée ou restant à subir n'excède pas six mois, l'article 132-25 du Code pénal impose en principe un aménagement sous forme de détention à domicile sous surveillance électronique. Entre six mois et un an, l'aménagement reste la règle si votre personnalité et votre situation le permettent. Au-delà, le juge de l'application des peines peut encore l'accorder jusqu'à deux ans.
Qui peut bénéficier d'une DDSE ?
Les deux régimes n'ont pas les mêmes conditions. La DDSE prononcée comme peine suppose un délit puni d'une peine d'emprisonnement, sans seuil minimal, la mesure ne pouvant excéder la durée de l'emprisonnement encouru. La DDSE accordée comme aménagement suppose, selon l'article 723-7 du Code de procédure pénale, une ou plusieurs peines privatives de liberté dont la durée totale, ou le reliquat, n'excède pas deux ans.
Combien de temps après le jugement le bracelet est-il posé ?
Le délai varie selon les situations. Si le tribunal prononce une DDSE-peine, la pose intervient généralement dans les jours qui suivent la convocation au service pénitentiaire d'insertion et de probation. Pour la DDSE-aménagement décidée par le juge de l'application des peines, le délai maximum est de quatre mois à compter de la condamnation exécutoire, ou de cinq jours ouvrables en cas d'exécution provisoire.
Peut-on choisir le lieu d'assignation ?
Oui, dans la mesure où le lieu permet l'installation technique du dispositif. Le domicile habituel est privilégié, mais un autre lieu peut être désigné par le juge. Lorsque ce lieu n'est pas votre domicile, l'article 723-7 du Code de procédure pénale exige l'accord du maître des lieux, sauf s'il s'agit d'un lieu public. Le local doit permettre la transmission du signal.
Que se passe-t-il en cas de panne de courant ?
Le récepteur dispose d'une batterie de secours qui prend le relais en cas de coupure. Si la coupure se prolonge, le pôle centralisateur est alerté et contacte le condamné pour s'assurer qu'il est bien à son domicile. Il faut signaler immédiatement toute panne ou coupure prolongée au service pénitentiaire d'insertion et de probation, afin qu'elle ne soit pas interprétée comme une soustraction au contrôle.
La DDSE permet-elle de garder son emploi ?
Oui, c'est même l'un de ses principaux avantages. L'article 131-4-1 du Code pénal autorise expressément les absences nécessaires à l'exercice d'une activité professionnelle, au suivi d'une formation, à un traitement médical, à la recherche d'un emploi ou à la participation à la vie de famille. L'employeur n'est pas nécessairement informé de la mesure, sauf incidence directe sur l'organisation du travail.